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Jusque
là, elle est restée assise.
Devant une mer houleuse, Elle
a crié sa douleur
Les
vagues lui ont répondu
Et
le vent a promis de répandre son histoire
Aux
quatre coins de la terre
A
l'oreille de tous ceux que cupidon avait frappé.
Elle
avait mal, si mal qu'elle ne sentait plus rien.
La douleur n'avait plus de place chez elle L'amertume
avait asséché son âme tourmentée
Le
froid, lui, se riait d'elle
La
solitude, sa fidèle compagne, la regardait.
Mais ils ne voulaient plus d'elle Ils
la voulaient heureuse.
S'ayant concerté, Dame
nature en reine incontestée
Calma
ses sujets
Elle
ordonna au soleil de réchauffer cette âme
A
la brise de la réveiller
A
l'espoir de la protéger
Et
en dernier lieu à l'amour de la combler.
Elle mit sur son chemin un coquillage, Une
pierre, une rose et une colombe.
Elle ramassa le coquillage Et
le porta à son oreille
Il
lui raconta des histoires passées
Dont
la fin après tant et tant d'attente fut heureuse
Il
lui montra un chemin
Et
la conseilla de s'y engager.
Sur la pierre, elle tomba Mais
elle se releva aussitôt
Elle
continua son chemin
Sans
faire attention aux galets qui la piquait
Un peu plus loin, elle rencontra la rose Par
sa couleur, la rose attira son attention
En
se baissant pour la cueillir, elle se piqua
Une
brève douleur la traversa
Et
à son doigt perla une goutte de sang
Elle
l'a trempa dans une petite mare
Et
rose fut devenue la couleur de l'eau
Accrochant
cette fleur à ses cheveux
Elle
décida de poursuivre son chemin.
Le silence qui l'avait accompagné jusque là Fut
rapidement déchiqueté par un cri
Tournant
son regard vers le lointain
Vers
ce ciel si bleu
Elle
vit une colombe l'approcher
L'oiseau
se pose sur son épaule
Et
logea sa petite tête dans son cou
Elle
le caressa et continua...
Le chemin était loin d'être fini Mais
était ça la vie...
Un
chemin infini jusqu'au moment ordonné
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